Informations médicales relatives au Covid-19

Article rédigé en partenariat avec le médecin-référent de l’ambassade, le Dr. Lydia POUGA

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Carte de visite du Dr Lydia POUGA

1. Les symptômes de COVID-19
- fièvre ou frissons
- toux
- maux de tête
- courbatures
- fatigue inhabituelle
- perte brutale de l’odorat, disparition totale du goût
- écoulement nasal possible
- diarrhée, nausées, vomissements
- surtout chez les personnes âgées : confusion (la personne ne connait plus la date ni le lieu où elle se trouve, elle a du mal à répondre à des questions simples, elle devient incohérente dans ses propos…)
- forme grave : difficultés à respirer

2. Les personnes à risque de faire une forme grave de COVID-19
- âge > 65 ans
- hypertension artérielle
- diabète
- pathologie cardiovasculaire
- maladie respiratoire chronique dont l’asthme s’il est sévère
- immunodépression, cancer
- obésité (poids en kg/taille en cm2 > 30)
- 3ème trimestre de grossesse
- insuffisance rénale chronique dialysée
- cirrhose stade B
- syndrome drépanocytaire majeur

=> Toute personne avec un ou des facteurs de risque, présentant des symptômes de COVID-19 et souhaitant avoir de plus amples informations peut contacter le Dr. Lydia Pouga.

3. Les enfants
Ils sont très peu touchés, ils sont peu nombreux à porter le virus et lorsqu’ils sont infectés, ils sont peu symptomatiques voire asymptomatiques.

Le port du masque chez les jeunes enfants (3-6 ans) est à proscrire car ils ne peuvent respecter les mesures associées au port et au retrait du masque (voir paragraphe sur les masques).

4. Les mesures barrières
- Limitation des déplacements
- Distanciation physique d’au moins un mètre
- Port d’un masque dans les lieux publics
- Hygiène des mains

5. S’agissant du masque :
Une promenade ne nécessite pas forcément le port du masque car la présence de virus infectant dans l’air n’a pas été démontrée et est peu probable. Il est nécessaire pour se protéger lors d’interactions à moins d’un mètre de distance.

Pour être efficace le masque chirurgical (« masque souple ») doit être changé toutes les 4 heures ET à chaque fois qu’il est retiré. Il doit couvrir nez et bouche. Il ne doit pas être laissé sur les bureaux ni dans les sacs à mains mais doit être jeté dans une poubelle fermée. Les mains doivent être lavées avant de mettre le masque et après son retrait.

Le masque FFP2 ou N95 (« masque canard ») n’a été testé que dans le sens extérieur vers intérieur (protection de la personne qui le porte), ce qui veut dire qu’il ne garantit pas de protéger notre entourage lorsque l’on est malade et qu’on le porte. Attention aux masques FFP2 avec soupape (petite valve à l’avant) laissant sortir l’air que nous expirons sans le filtrer : ils sont plus agréables à porter mais libère l’air expiré contaminé vers l’extérieur. Ce masque devrait être réservé aux professionnels non malades pour les protéger.

Les masques ne sont pas toujours disponibles. Les vêtements mis devant la bouche et le nez (écharpe, manteau) ne protègent pas efficacement contre les gouttelettes porteuses de virus, même s’ils limitent la quantité de gouttelettes que nous projetons. En l’absence de masque le meilleur moyen de se protéger est de limiter les contacts et de respecter la distance d’un mètre avec les autres.

6. L’automédication

La fièvre nous aide à combattre les infections donc il n’est pas impératif de la faire disparaître si elle n’est pas gênante. En cas de fièvre invalidante ou de douleurs, vous pouvez utiliser du paracétamol. La dose est de 500 mg à 1g par prise sans dépasser 4 g par jour. Chez les enfants, 15 mg/kg/prise sans dépasser 60 mg/kg/jour.

N’utilisez jamais d’anti-inflammatoire non stéroïdiens en cas de fièvre. Ils aggravent les infections de façon générale. Ils seraient à l’origine de forme grave de COVID-19.


7. Il est important enfin de noter que :

- La COVID-19 serait asymptomatique dans 30 à 50 % des cas, probablement plus.
- Chez les personnes symptomatiques, les symptômes sont légers dans 80 à 85 % des cas et disparaissent spontanément.
- Les personnes nécessitant des soins en réanimation sont rares, ont dans la majorité des cas plus de 65 ans et ont presque toujours des facteurs de risque associés.

Les mesures prises par les différents États visent à étaler dans le temps le nombre de personnes contaminées afin de ne pas saturer les services hospitaliers et en particulier la réanimation.

publié le 20/05/2020

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